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BHP 904
1: Concerto en ré mineur, BWV 1052
2: Concerto en mi majeur, BWV 1053
3: Concerto en ré majeur, BWV 1054
Céliny Chailley-Richez, piano Steinway
Durée totale 71:01
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BHP 905
1: Concerto en la majeur, BWV 1055
2: Concerto en fa mineur, BWV 1056
3: Concerto en sol mineur, BWV 1058
4: Concerto en ré mineur, BWV 1063
5: Concerto en la mineur, BWV 1065
Céliny Chailley-Richez,
Durée totale 76:13
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BHP 906
1: Concerto en ut mineur, BWV 1060
2: Concerto en ut majeur, BWV 1061
3: Concerto en ut mineur, BWV 1062
4: Concerto en ut majeur, BWV 1064
Céliny Chailley-Richez,
Durée totale 73:20
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BHP 907
1: Triple Concerto en la mineur, BWV 1044
2: Concerto en ré majeur, BWV 1050
3: Concerto en fa majeur, BWV 1057
4: Concerto italien en fa majeur, BWV 971
Céliny Chailley-Richez, piano
Durée totale 79:07
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Né en 1881 à Liveni-Vârnav en Roumanie, George Enescu (Georges Enesco depuis 1937) commence à jouer du violon à 4 ans, sans connaître les notes, tout comme les ménétriers qui jouent pour les danseurs des villages. C'est cette musique qui marquera plus tard son œuvre : ''mes impressions d'enfance sont très simples et naïves, comme il se doit, mais fortement ancrées dans ma mémoire...''
L'activité de Georges Enesco, en tant que grand virtuose du violon, chef d'orchestre ou pianiste, s'étend sur plus de cinquante ans. Il a entrepris des tournées dans de nombreux pays d'Europe et d'Amérique, ayant des partenaires tels que Pablo Casals, Jacques Thibaud, Alfred Cortot, Dinu Lipatti et David Oistrach. Dans les années trente, il dirige l'Orchestre Philharmonique de New York. Dès 1950, son jeu de violon est incertain et il doit prendre le bâton de chef d'orchestre. C'est pendant cette période qu'il enregistre – encouragé par ses anciens étudiants et ses amis, au premier rang desquels son collaborateur artistique depuis plusieurs années, la célèbre pianiste Céliny Chailley-Richez – les concertos de Bach pour clavier(s) et orchestre, ainsi que les deux concertos pour flûte, violon et orchestre, présentés dans nos albums. Sur les concertos de Bach, Enesco nous exprime sa philosophie de l'interprétation: Les "Mouvements" de Bach dérivent de principes évidents, presque mathématiques. En effet, les oeuvres du Maître se jouaient sur des instruments à réactions lentes, très différents de ceux que nous employons actuellement qui incitent à de dangereuses vitesses. De plus, Bach donnait ses concerts dans des églises ou des palais aux voûtes sonores dispensatrices d'échos. Il fallait aux sons un certain temps pour "revenir", sinon les harmonies se brouillaient et devenaient inextricables. Or Bach n'écrivait pas pour que notes ou harmonies se perdissent, lui qui pesait chaque soupir! Il fallait donc appliquer des mouvements tenant compte de l'écho, mais néanmoins suffisamment "allants" pour conserver la vie, le rythme souvent dansant (chacones, allemandes, siciliennes, etc.) des compositions de l'époque. Ensuite la construction même des oeuvres requiert un équilibre nécessaire, une relation logique entre des fragments qui doivent former un tout rationnel. C'est pourquoi il est indispensable de se rappeler que les allegros anciens étaient moins vifs que de nos jours, alors qu'en revanche les andantes se jouaient plus vite, d'où une continuité harmonieuse répandue dans l'ouvrage entier. Il me semble qu'il faut autant que possible garder les tempi stables: pas trop rapides, afin que l'on puisse suivre la succession des accords, pas trop lents afin d'éviter d'engendrer l'ennui, et garder un certain équilibre entre les durées de chaque morceau. Françoise Le Gonidec a effectué toutes ses études de piano au Conservatoire National de Paris, où elle a remporté les premiers prix de piano, musique de chambre, harmonie et accompagnement de piano. Elle a été élève de Lucette Descaves, Maurice Duruflé, Nadia Boulanger, Dinu Lipatti, puis Guido Agosti à l'Académie Chigiana de Sienne (1er prix d'interprétation J.S. Bach), et a reçu la Médaille du Concours de Genève. Jean-Jacques Painchaud était professeur de piano au Conservatoire Américain de Fontainebleau, fondé en 1921 par le compositeur Francis Casadesus, oncle du pianiste Robert Casadesus, qui l'installa pendant la seconde guerre mondiale à Princeton aux États-Unis. Nadia Boulanger fut l'un des plus célèbres professeurs de ce Conservatoire. Né au Touquet le 17 juin 1933, mort à Paris, le 14 septembre 1982 Christian Ferras débute l'étude du violon avec son père, un ancien élève de Marcel Chailley, l'époux de la pianiste Céline Chailley-Richez. Il entre au Conservatoire de Nice dans la classe de Charles Bistesi en 1941 et obtient en 1943 le Premier Prix du Conservatoire. Ayant enregistré en 1950 les deux concertos de Bach présentés dans notre collection, il commence alors sa véritable carrière quand il est appelé par Karl Bohm à la Philharmonie de Vienne en 1951. Les mélomanes connaissent déjà bien Jean-Pierre Rampal. Il est toutefois intéressant de noter que, dans le Concerto pour Deux Flûtes BWV 1057, jouent ensemble J-P Rampal et Gaston Crunelle, le disciple et son maître.
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